20 novembre 2011
Trois idées pour se rendre utile
Les sollicitations sont nombreuses dans notre vie numérique. Presque autant que les publicités, le spam et le pr0n. Les occasions de s'investir un peu sont légion, mais le temps est compté et le budget réduit. Pas de panique, je vous donne trois occasions de vous rendre utiles pour un investissement minime. Elle est pas belle la vie ?

On ne sait que choisir, décidément.
(Standing by the oceans roar monkeyc.net)
Personnellement, quand j'ai envie de participer à quelque chose d'intéressant (intégrer un projet informatique, soutenir une démarche artistique ou monter une chaine de lettres pour m'enrichir), je me heurte en général à deux écueils. D'abord je ne sais à peu près rien faire de mes dix doigts, à part écrire des clowneries sur Twitter. Et ensuite le temps que je n'ai pas correspond à peu près à l'argent qui me manque.
Pourtant j'ai envie de participer moi aussi à des projets collectifs et devenir une petite goutte d'eau utile dans l'océan du Ouaibe. Vous êtes dans le même cas ? Alors voici trois idées simples qui demandent peu de compétences, peu d'argent et peu de temps. Mais qui peuvent être vraiment utiles à des projets d'envergure. Quel choix retiendrez-vous ?
Les petits ruisseaux font les grandes rivières !
Le choix de la facilité : utiliser ce que vous avez déjà. Par exemple, vous avez peut-être des photos personnelles qui peuvent être intéressantes. Pas les photos de tata Ginette aux Seychelles (quoique...), mais des photos qui pourraient peut-être illustrer des articles. Vous pouvez les transmettre à une base comme Wikimedia Commons, d'où elles seront intégrés à des projets libres et ouverts. Utile et bon pour l'ego !
Le choix de la geekitude : participer à un projet de calcul distribué comme BOINC. Le principe : le temps de calcul que n'utilise pas votre ordinateur est mobilisé automatiquement pour des projets de recherche que vous choisissez. Simple, invisible et efficace : vous êtes associés à des milliers d'autres utilisateurs qui font d'autres petites parties de très gros calculs. Je reviendrai dans un prochain article sur le calcul distribué.
Le choix de la finance : s'engager dans le micro-prêt avec Kiva. Oui, il faut une mise de départ (25 dollars, faites le compte en euros !), et non, vous n'allez pas vous enrichir. Vous allez prêter votre argent, sans intérêts, à de parfaits inconnus à l'autre bout du (tiers-)monde, en groupe. Les projets avancent, vous êtes remboursés, et vous pouvez prêter de nouveau, jusqu'à la fin de la misère dans le monde à l'infini.
Comme je vais très vite, l'idée peut vous sembler étrange, mais pas de panique. D'abord, vous ne gérez que le choix des projets : Kiva s'occupe du reste. Vous êtes informés des risques (et vous en choisissez le niveau). Ils sont limités en général, et le pire du pire serait de ne pas revoir vos 25 dollars... Et puis vous pouvez affiner vos choix de prêts : les pays d'Amérique du Sud, les femmes, les projets d'agriculture ou de construction, etc.
Vous commencez quand ?!
Voilà, ce sont trois idées parmi plein d'autres (les vôtres sont bienvenues dans les commentaires). A titre personnel, je n'ai pas encore uploadé de photos sur Wikimedia Commons, mais mes propres photos sont déjà sous licence Creative Commons, c'est un début... Par contre je suis depuis un certain temps sur Kiva et BOINC : si vous avez des questions, j'y répondrai avec plaisir !
idées, geek, société
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